Débranche le courant continu des pensées

Nous sommes toutes et tous branché·es sur le courant continu.

C’est un courant continu de pensées, d’idées, de rêveries.

Mais aussi d’émotions plus ou moins confuses.

C’est particulièrement vrai si nous sommes perturbé·es par l’anxiété, le stress, la frustration, la culpabilité, la peur, le doute, l’ennui…

Notre construction mentale nous dit que si nous réfléchissons (sans arrêt) et si nous cherchons une quelconque ressource externe, nous trouverons une solution pratique à tous nos problèmes.

Personnellement, je peux t’affirmer que tu peux atteindre cette solution par la méditation et l’attention.

Si tu en as assez de chercher dans tous les sens, une solution à tes problèmes, tu seras certainement d’accord avec moi sur le fait que la solution ne se trouve pas à l’extérieur de toi.

C’est quelque chose que tu as déjà peut-être entendu.

Mais ça reste flou pour toi.

La technique de base de la méditation utilise la respiration comme point d’ancrage.

Il suffit d’observer l’inspiration et l’expiration.

Le but n’est pas de méditer sur un objet particulier ni sur un concept quelconque.

Il ne s’agit pas non plus d’essayer d’atteindre un état de conscience élevée.

Il faut juste rester assis dans une bonne posture (c’est très important) en suivant son souffle.

Quand une pensée, une idée, envahit le mental, accepte-la en silence.

Et dés que tu réalises ce qui se passe, reviens à ta respiration.

Quand la respiration est instable, le mental est instable.

La méditation nous aide à observer moment après moment, sans jugement ou commentaire inutile, la multitude d’histoires, d’idées, de souvenirs bons ou mauvais qui surgissent sans cesse dans notre mental.

Pendant une séance, tu laisses aller et venir les pensées comme passent des nuages dans le ciel.

Ce « rien faire », à part rester assis en conscience est une pratique difficile.

Si tu peux gérer chaque moment dés son apparition, la vie devient plus libre.

Ta vie devient un art de vivre…

Ainsi, tu as l’agréable sensation de vivre pleinement et de donner du sens à ce que tu fais.

Si tu es pris·e dans tes émotions, prends du recul.

  • Remonte d’un cran.
  • Prends une profonde inspiration.
  • Expire l e n t e m e n t…
  • Recommence si tu en ressens le besoin.
  • Puis observe précisément ce qui se passe.
  • Ne juge rien.
  • Ne cherche pas à analyser.
  • Observe seulement…

Tu verras ainsi le niveau d’attention que tu portes à ce que tu fais et à ce que tu vis.

C’est le meilleur moyen (pas sur qu’il y en ait d’autres ?) de prendre conscience de tes vieilles habitudes et des pensées inutiles.

Tu remarqueras que tes vieux schémas ne correspondent pas à ce que tu veux être.

A ce que tu es au fond de toi.

Petit à petit, tu utiliseras ces occasions pour débrancher le courant continu des pensées.

Tu feras l’expérience brut de la vie.

L’expérience d’un moment de vie, ni plus ni moins !

Avec ce type de pratique, tu seras davantage concentré·e, moins stressé·e.

Ce qui t’amènera vers plus d’ouverture aux différentes approches de la vie.

Quand le mental se calme, tu es moins influencé·e par les préjugés et les jugements stériles.

Respire, laisse-toi aller pleinement dans chaque moment.

Il ne restera que peu de place pour l’insatisfaction.

Comment se créer un mental d’acier pour transformer sa vie ?

C’est quand la dernière fois que tu t’es dit : « Cette fois, c’est la bonne ! Je vais m’y mettre. Je vais enfin faire ça ou changer ça ! »

Tu as encore ressenti un tas de frustration.

Peut-être que tu t’es mis en colère pour rien.

Et dans ta tête, tu imaginais déjà pouvoir faire en sorte que ça n’arrive plus jamais.

Trop de stress au travail et dans un éclair de lucidité, tu penses que ce n’est plus possible et que tu vas changer tout ça.

Tu te fais une montagne pour ton avenir et celui de tes proches.

Ton anxiété dépasse les sommets de l’Everest !

Tu ne souhaites qu’une chose : arrêter cette angoisse (inutile) qui te gâche la vie.

Tu es plein de bonne volonté. C’est déjà énorme !

Tu es super motivé même.

Alors tu t’y mets, tu essayes. C’est super…

Mais BAM ! Tu te plantes ne serait-ce qu’une fois et c’est fini !

Tu abandonnes.

Tu retombes dans tes travers.

Et rebonjour le stress, la frustration, la colère, l’anxiété…

Comme pour d’autres difficultés, notre mental (ou notre esprit) est le champion toutes catégories pour nous empêcher de progresser.

Parfois, notre mental résiste au changement.

A tel point, qu’il se jette sur la moindre occasion pour nous faire abandonner.

Tu entends dans ta tête ce genre de petites phrases :

  • Laisse tomber, c’est pas pour toi.
  • Tu n’y arriveras jamais.
  • Tu as mieux a faire.
  • Tu es comme ça, tu ne peux rien changer.
  • Tes défauts font ta personnalité.
  • Etc…

Peut-être avais-tu décidé de faire de l’exercice, du sport, de faire de la méditation, de créer quelque chose qui te tient à cœur.

Ou bien te mettre à écrire, ouvrir un blog, jouer d’un instrument de musique, etc…

Mais la aussi, des le premier échec ou petit raté, tu as tout laissé tombé.

C’est normal.

Si tu ne t’y prends pas correctement, ton mental va te mettre des bâtons dans les roues.

C’est inévitable.

Tu te lances dans quelque chose avec la meilleure volonté.

Tu aimerais changer ton comportement, changer d’habitude, être créatif ou reprendre quelque chose que tu as trop longtemps laissé de côté mais tu n’y arrives pas.

Tu te lances mais c’est comme ramer dans une barque avec la corde attachée au ponton.

Tu es plein d’énergie, d’enthousiasme.

Tu rames à fond mais tu fais du sur place.

Car ton mental veille a ce que rien ne bouge de tout ce qu’il connait.

Au moins, il est en terrain connu et ça le rassure.

Il est et toi avec dans sa « zone de confort ».

(J’en parlerai dans un prochain article : à la place de « zone de confort », je préfère utiliser le terme de zone ou d’espace d’autoprotection crée par l’ego.)

Reprenons.

Ton mental résiste au changement et te garde dans un espace d’autoprotection.

Quitte à entretenir les mêmes erreurs, les mêmes difficultés qui amènent les mêmes souffrances.

Je connais bien le sujet car j’étais comme ça avant.

Par exemple, quand j’ai commencé à méditer, il y a 15 ans, je méditais pendant des jours et puis j’abandonnais plusieurs semaines.

Je faisais des séances de 5 minutes, 20 minutes, 10 minutes, etc…

Des fois, j’arrêtais ma séance au bout d’une toute petite minute et je m’en voulais à mort.

Je pourrai te donner un autre exemple avec la colère car j’étais quelqu’un de très impulsif auparavant.

Alors, comment faire pour que tu puisses améliorer, changer ou créer ce que tu veux dans ta vie ?

Pour réussir ces transformations, tu dois composer avec ton mental pour l’amener la ou tu veux.

Ça demande de l’entrainement et un peu de méthode.

Tu n’y arriveras pas du premier coup, c’est certain.

Mais applique-toi, persévère et tu verras que tu peux réussir tout ce que tu veux.

La toute première étape n’est pas de réaliser ce que tu veux faire.

Pas la peine de te mettre la pression, de te challenger, de mettre toute ton énergie dans ton projet si tu ne commences pas d’abord par revoir ta démarche.

Ça serait contre productif !

Si tu veux arrêter de ressentir de la frustration, de te mettre en colère, d’angoisser pour l’avenir ou reprendre une activité qui te tient a cœur, tu dois commencer par accepter le risque, l’inconfort, l’incertitude et l’échec.

Chaque jour, j’essaye d’écrire un peu plus. Et chaque jour devient une mini-expérience avec son lot d’échecs.

J’échoue souvent, ce qui veut dire que j’apprends souvent.

Commence par de petites expériences.

Ne pense pas que tout sera parfait du premier coup et pour la vie entière.

C’est trop gros comme challenge.

En principe, dans la méditation et les étapes vers son bien-être, il est indispensable de ne pas avoir d’attentes. (C’est une des clés du lâcher-prise.)

Mais en ce qui concerne une nouvelle habitude, un changement de comportement, attends-toi à subir des échecs, des ratés, des contretemps.

Ces attentes-la te permettent d’être préparé à subir des revers.

Quand ça arrivera et ça arrivera, ton mental ne te dira pas :

  • t’es nul
  • tu vois, c’est pas pour toi
  • tu ne pouvais pas y arriver
  • etc…

A la place, tu te surprendras à réagir positivement en cas d’échec :

« Bon ben, c’est raté pour aujourd’hui, je ferais mieux demain… »

Tout, dans la vie, absolument tout, demande de l’apprentissage.

Expérimente ce sur quoi tu veux apporter du changement.

Attends-toi à ne pas y arriver tout le temps.

Utilise ces situations déplaisantes, frustrantes comme une opportunité de progresser.

Chaque jour t’apportera son lot d’apprentissage.

A la condition que tu acceptes les ratés, l’échec et l’incertitude.

De cette façon, au lieu de subir, d’avoir peur ou de chercher à éviter ces situations, accepte-les.

Au lieu de te battre contre la tendance à laisser tomber, sois bienveillant envers toi-même.

Imagine chaque échec ou loupé comme une formidable occasion de progresser et d’avancer vers ton but.

A force de pratiquer ainsi, tu verras des opportunités en tout.

Que ce soit au travail, dans ta vie familiale, avec ton caractère ou tes projets personnels.

Tu seras en mesure de profiter de chaque opportunité pour réaliser ou améliorer ce que tu as toujours voulu au fond de toi.

Cette méthode revient à couper la corde qui te retient au ponton.

Ça ne veut pas dire que ce sera facile de ramer mais au moins tu seras certain d’avancer.

Ce ne sera pas juste un rêve.

Tu feras de réels progrès sur ton chemin de vie.

Comment combattre et vaincre la fatigue mentale ?

Qu’est-ce qui pompe toute ton énergie dans ton dos sans que tu t’en aperçoives ?

Qu’est-ce qui te donne cette impression d’être harcelé constamment par les difficultés ?

C’est dur à entendre mais tu n’as peut-être pas les bonnes cartes en main pour y répondre.

Trop de stress. Trop de questionnements. Trop de pensées négatives…

Tu connais tout ça mais en as-tu vraiment conscience ?

Le pire, ce sont les pensées qui surgissent toutes seules à tout moment.

Et c’est normal ! C’est le mode de fonctionnement de notre cerveau.

En plus de ça, tout le monde a aussi tendance à tourner en boucle sur des pensées négatives.

Car nous avons environ 60 000 pensées par jour.

80% de ces pensées sont négatives et 95% de ses pensées sont les même qu’hier ou avant-hier, ou avant avant-hier…

Tu commences a comprendre pourquoi c’est si difficile de ne pas être fatigué avec tout ce bruit dans la tête.

Ça ressemble à un vieux disque rayé qui tourne en permanence.

C’est tout ce qu’il y a de plus épuisant.

Surtout quand tu laisses tes pensées t’écraser de leur poids.

Tu te retrouves avec tout le poids d’une montagne qui pèse sur tes épaules.

La fatigue mentale est un phénomène qui s’auto-alimente.

Les difficultés et les problèmes qui t’arrivent sont bien réels. Pas la peine de les nier.

C’est notre système de pensées qui aggrave la situation en ajoutant des idées fausses aux situations.

Tu sais, cette façon que tu as de te parler à toi-même et de juger les autres ou bien de t’apitoyer sur ton sort.

Du genre :

  • « J’aurais pas du dire ça ! »
  • « J’aurais du faire ceci. »
  • « Je suis nul(le) »
  • « J’en ai marre de tous ces gens. »
  • « J’en peux plus de faire ça/d’être comme ça. »
  • « La prochaine que je croise machin ou machine, il ou elle va m’entendre. »
  • « Ils sont tous contre moi »
  • « J’en peux plus de cette journée. »
  • etc…

Les ruminations mentales sont une des principales causes de la fatigue mentale.

Elles ont pour effet de créer une spirale négative qui te pompe toute ton énergie.

Du coup, tu te sens tout le temps en échec.

Avec cette impression de faire du sur place et d’être seul au monde.

Lorsque tu te sens fatigué, avec les paupières lourdes et que tu bailles régulièrement, même en pleine journée, c’est de la fatigue physique.

Dans ce cas, tu as besoin de sommeil, c’est certain.

Les signes de la fatigue mentale sont différents de la somnolence, plus subtils, plus délicats a cerner.

Ce n’est donc pas facile de s’en défaire.

Contrairement à la fatigue physique qui s’en va après une ou deux bonnes nuits de sommeil, la fatigue mentale persiste un peu plus chaque jour si tu n’en prends pas conscience.

Elle finira même par s’installer et venir bousiller tous les aspects de ta vie :

  • Ta vie professionnelle
  • Ta vie de couple
  • Ta vie familiale
  • Ta vie sociale

Plus tu essayes de l’ignorer, plus elle se fait sentir.

C’est un cercle vicieux !

Harcelé par ce mode de fonctionnement, tu n’en peux plus et c’est l’épuisement assuré.

Alors comment en finir avec ces boucles mentales ?

Ces humeurs toxiques, épuisantes qui t’emprisonnent ?

Tu dois commencer par prendre conscience de ce qui provoque cette épuisement mental.

Ça ne se fait pas du jour au lendemain mais avec un peu de pratique, tout le monde peut y arriver.

Quant tu te prends à te sous-estimer, à juger, à critiquer, à ressasser le passé, à angoisser pour ton avenir :

Respire tranquillement…

Et commence par prêter attention à tes émotions et aux différentes causes de ces émotions.

En plus d’être confronté à plein de problèmes bien réels, c’est dingue la capacité que possède notre esprit à imaginer et à nous faire ressentir le pire.

Si tu ressens de la solitude, de l’angoisse, du stress, de la frustration ou de la colère, observe simplement cette émotion douloureuse.

Observe aussi comment cette émotion se comporte dans ton corps.

Peut-être as-tu les poings serrés.

Ou la gorge nouée,

Les épaules tendues.

Tu peux surchauffé a l’intérieur ou bien rester de glace, froid comme un iceberg.

Ton souffle peut être court avec une respiration thoracique et même ressentir une gêne ou des douleurs ventrales.

Observe tes sensations avec un sentiment de curiosité.

Va à ta découverte…

Ensuite, prends note des pensées dans ta tête qui provoquent ces émotions.

Par exemple, tu pourrais rencontrer ce genre de pensées :

« Mon travail est si ennuyeux/difficile. »

« Ces personnes ne m’apprécient pas »

« Je suis complètement dépassé. »

« Il/elle ne devrait pas me traiter de cette façon. »

Ou quelque chose d’approchant.

Note juste toutes ces pensées.

Remarque que ce sont ces pensées qui provoquent ta souffrance.

Pas la situation actuelle puisque tu es en train de faire autre chose. (ou de lire cet article 😉 )

Ni un événement du passé.

Car l’action est complètement terminée.

Et avec laquelle tu te dois de prendre tes distances.

Ce sont bien tes pensées qui provoquent ton malaise.

Tu ne le croiras peut-être pas au début.

Mais essaye de vérifier par toi-même en continuant d’observer…

Continue ce petit exercice et pose-toi cette question : « A quoi ressemblerait cet instant si je n’avais pas toutes ces pensées ? »

Que serais-tu en train de vivre à  la place ?

La réponse est simple : tu vivrais juste une tranche de vie.

Tu ressens des sensations dans ton corps, des émotions dans ton esprit.

Mais en dehors de ça, tu vis aussi un simple moment dans le temps.

Ni bon ni mauvais.

Un simple moment de vie !

Et surtout, tu peux commencer à apprécier ce moment pour ce qu’il est, sans les pensées…

Peut-être même aimer le moment tel qu’il est.

Au lieu de ruminer tes pensées, imagine à la place ce que serait ta vie.

– Par exemple, tu dois te rendre à un entretien d’embauche.

Ne commence pas avec l’Idée que tu ne vas y arriver, que tu ne seras jamais pris(e).

A la place, dis-toi que vas redoubler d’effort pour te préparer à cette entrevue et que si ça ne marche pas, tes efforts te serviront pour un prochain entretien…

– Autre chose, ton esprit entame un monologue sur ce qu’il croit être la pire de tes décisions.

« Contre-attaque » et dis-toi à la place : « Ce qui est fait, est fait ! A moi d’en tirer les meilleurs enseignements pour l’avenir… »

Et ainsi de suite. C’est aussi simple que ça !

Mais je te le redis : il faut de la pratique pour y arriver de plus en plus souvent.

Tu n’y arriveras tout le temps, ni du premier coup.

Moi-même, d’autres méditants et pour ainsi dire tout le monde n’y arrivons pas toujours.

C’est normal et il n’y a rien de grave a ça.

Il faut juste persévérer.

Et peut-être que tu trouveras une joie incroyable dans l’expérience du moment.

Mon avis sur la méditation guidée

Soyons clair !

Personne n’aime se laisser mener par ses émotions et personne n’aime souffrir inutilement.

Quand on est stressé, frustré, anxieux ou parfois même en colère, on a cette impression de perte de contrôle.

C’est super désagréable.

Ça nous met mal à l’aise d’autant que cela fait aussi souffrir nos proches.

J’ai bien connu ça.

Il y a 15 ans, j’étais hyper impulsif et super irritable.

Vraiment la galère et pas de quoi être heureux…

N’importe qui peut devenir la victime de notre tempérament :

  • La personne avec qui on vit
  • Nos enfants
  • Les voisins
  • Nos collègues de travail
  • Et même de parfaits inconnus

Te souviens-tu de la dernière fois ou tu t’es mis en colère ?

La dernière fois ou tu t’es senti mal, plein de frustration ou d’angoisse ?

Peut-être avais-tu fait une méditation guidée quelques jours auparavant ?

Alors, dans ce contexte, à quoi t’a servi cette séance ?

Certainement à rien !

Ce n’est pas ce que tu veux entendre mais avec ou sans méditation guidée, c’est la même chose.

Quelque chose qui ne va pas dans ton sens ou qui ne correspond pas à tes attentes et c’est la frustration, la peur, la colère qui se réveille !

Une insatisfaction : tu dresses les barricades, tu résistes et t’opposes à la situation.

Quand tes émotions prennent le dessus, ce n’est pas la méditation guidée de 10 minutes que tu as fait la semaine dernière qui va t’aider a garder ton sang froid et les idées claires…

N’est-ce pas ?

Bien sur, certaines méditations guidées sont supers ! (surtout celle de Christophe André et de Matthieu Ricard 😉 )

Tu as ton application et Youtube sur ton smartphone que tu peux sortir quand tu veux.

Mais cet outil ne fonctionne pas quand tu as un problème de relation et de frustration.

Tu te vois sortir ton téléphone et mettre tes écouteurs lors d’un conflit avec un proche ou au travail ?

Imagine la scène : Tu te disputes avec quelqu’un ou tiens, tes enfants mettent tes nerfs a rude épreuve.

Pas un instant à perdre, tu mets tes écouteurs pour une petite séance de méditation guidée.

Tu sais bien que ça ne fonctionne pas comme ça.

Alors oui, les méditations guidées sont formidables pour se détendre, pour passer un moment avec soi, tranquille…

  • Mais ce n’est pas les 10 minutes de musique douce que tu as écouté il y a 3 jours qui vont t’aider à recoller les pots cassés après une dispute avec la personne qui partage ta vie.
  • Et si ton collègue ou ton chef te donne encore une corvée qui ne te plait pas, tu ne te souviendras plus des mots susurrés dans tes écouteurs. Non, à la place, tu n’auras qu’une idée en tête : balancer ta démission !!!
  • Le calme ressenti pendant cette méditation guidée sera bien loin quand ton ou tes enfants te feront craquer nerveusement. Il en faudra plus pour ne pas perdre ton sang froid et aider tes enfants au lieu de leur crier dessus.

Pour te relaxer, tu devrais plutôt faire du sport ou bien regarder une bonne série sur Netflix.

Change d’air. Va te promener dans la nature. C’est tout aussi bien !

Car la méditation guidée, c’est comme les petites roulettes sur un vélo quand tu apprends à en faire.

C’est bien pour débuter mais à un moment, tu dois les enlever.

La méditation guidée, c’est hyper confortable.

De la même manière que les petites roulettes sur ton vélo.

Tu es dans ta zone de confort. Faut juste se laisser aller…

Mais tu n’apprends pas à te connaitre.

Tout comme tu n’apprends pas vraiment a faire du vélo si tu gardes les petites roulettes.

Avec les méditations guidées, tu ne vas pas au bout des choses.

Tu ne peux pas aller à la rencontre de tes problèmes ni de toi-même.

Et si tu ne fais pas ce chemin la, tu fais du sur place.

Tu n’avances pas vers ta vie idéale.

Tu n’as aucune chance de devenir la personne que tu rêves d’être, de vivre mieux et d’en faire profiter tes proches.

Tout le monde te dira que la médiation : « c’est facile, télécharge une application ou va sur YouTube. 10 minutes par jour suffisent. »

Il n’y a rien de plus faux.

Les techniques de méditation n’ont rien de compliquer.

Par contre, se confronter à soi-même pendant une séance est beaucoup plus dur.

Ça peut même te faire peur si tu n’es pas habitué à être seul.

Pour ma part, il m’a fallut des années pour mieux maîtriser mes émotions.

Ok, au début, j’ai commencé par quelques minutes de méditation mais plus tard, je faisais des séances d’une heure !

(actuellement, je fais des séances de 30 à 40 minutes, 6 jours sur 7)

Si tu veux changer ton mode de réaction aux événements, tu dois pratiquer la méditation de façon autonome.

c’est la clé de ton bien-être !

En pratiquant la méditation autonome, tu deviens responsable de toi-même.

C’est exactement la même chose quand tu enlèves les petites roulettes du vélo.

C’est à ce moment précis que tu prends les choses en main.

Tu pédales, ça penche a droite, tu reprends le contrôle, tu centres bien ton vélo.

Tu trouves ton équilibre.

Imagine un peu que tu sois capable de rester calme en toutes circonstances.

Tu respires tranquillement au lieu de réagir n’importe comment.

La frustration ou l’angoisse monte mais en millième de seconde, tu reprends le dessus.

Tu es capable de prendre le recul nécessaire sur la situation.

  • Plus d’envie de passer ton chef par la fenêtre.
  • Tes enfants ont droit a un câlin qu’ils te rendent au centuple.
  • Tu as un geste tendre envers ton compagnon ou ta compagne…

Bon, j’avoue ! Je n’y arrive pas tout le temps. (surtout quand mes trois enfants m’en font baver en pleine période de confinement avec l’école à la maison par exemple 😉 )

Mais si tu ne trouves pas de solution immédiate, tu te retires du problème.

Tu le régleras plus tard. Dans quelques minutes ou le lendemain ou bien la semaine prochaine.

C’est dans ces moments-la que tu montres le meilleur de toi-même.

Tu pourras être fier de toi et voir l’admiration dans les yeux de tes proches.

Voila à quoi ça sert de pratiquer la méditation autonome et véritable.