Etre à l’aise avec le changement d’état d’esprit

As-tu déjà réfléchis à ça :

Tu n’es pas nécessairement la personne que tu penses être !

Certains·es d’entre nous croient que notre personnalité est déterminée dés la naissance.

Ils ont en partie raison.

Mais ils se trompent sur un point.

Car ils pensent que leur personnalité est figée d’avance.

Pour ceux-la, il n’est pas possible de changer.

Ils considèrent leurs qualités et leurs défauts comme innés.

Ils n’imaginent pas un seul instant pouvoir agir dessus.

Ils pensent que leur nature est douée pour certaines choses et pas pour d’autres.

De cette manière, ils s’enferment dans des cases, pour ne pas dire des cages (parfois dorées).

Il leur est très difficile de franchir les barreaux de leur cage pour tenter de nouvelles expériences.

Toutefois, il est vrai que nous sommes nés avec certains aspects dans notre caractère qui nous sont propres.

Les parents savent très bien que dés la naissance, des petits traits de personnalité sont déjà présents chez leurs enfants.

Il y a donc l’inné : une tendance naturelle de naissance en terme de comportement et de personnalité.

Mais il y a aussi l’acquis.

Cette autre part de nous que nous avons intégré à partir du milieu culturel dans lequel nous avons grandi enfant et celui dans lequel nous évoluons à l’age adulte.

Cet acquis culturel est en majorité le produit de l’éducation et de l’apprentissage.

Ça continue de faire débat et nous ne connaissons pas le rapport exact entre le naturel et le culturel, entre l’inné et l’acquis.

Mais la plupart de ce que nous considérons comme faisant partie de notre identité est une somme d’influences.

Ces influences (innées ou acquisses) vont déterminer notre état d’esprit.

Comme décrit plus haut, si tu penses que tu es principalement influencé·e par ton côté naturel, tu auras beaucoup de mal à faire des changements dans ta vie.

Au contraire, si tu penses que ton environnement influence ta personnalité, le changement ne te fera pas peur.

La frontière entre les deux états d’esprit n’est bien sur pas aussi nette.

Chacun et chacune avons la possibilité d’influencer sur notre vie.

Le souci, c’est que la plupart d’entre nous, n’aimons pas la difficulté.

Nous la considérons comme le signe que nous n’avons pas les compétences pour effectuer une tâche ou commencer un changement.

Et si nous n’avons pas les compétences, ce n’est pas la peine de tenter quoi que ce soit.

En plus, nous imaginons toujours que nous serons jugés, critiqués si nous sortons des sentiers battus.

Si tu as adopté cet état d’esprit, c’est que tu as du mal à accepter la critique.

Un compliment interprété de travers ou un reproche seront considérés comme une attaque personnelle.

Rien de moins !

Certainement pas le bon état d’esprit pour se permettre de l’audace dans sa vie.

Voila pourquoi, la plupart d’entre nous, préférons le statut quo.

On s’en tient à ce que l’on connait.

On ne fait pas de vagues.

On reste dans notre zone de confort que j’appelle notre espace d’autoprotection.

On finit par rester avec nos difficultés et nos souffrances au lieu de saisir la moindre occasion d’améliorer notre situation.

Mais il n’est jamais trop tard pour changer d’état d’esprit.

As-tu déjà entendu parler du « syndrome de Stockholm » ?

C’est un terme utilisé pour décrire comment les victimes de prise d’otages ont tendance à développer des sentiments positifs envers leurs ravisseurs.

C’est un phénomène assez curieux mais bien établi.

Les ravisseurs n’opèrent pas une sorte de lavage de cerveau sur les otages.

En fait, c’est la victime qui s’adapte à la mauvaise situation dans laquelle elle se trouve.

En condition de survie, le cerveau modifie son état d’esprit pour sauver sa peau.

Voyons ce qu’en dit Wikipedia :

Le syndrome de Stockholm est un phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et qui ont développé une sorte d’empathie, de contagion émotionnelle vis-à-vis de ceux-ci, selon des mécanismes complexes d’identification et de survie.

Retiens juste que dans une prise d’otage ou dans d’autres conditions extrêmes, notre esprit est contraint de sortir de sa routine et se fait littéralement abuser par notre instinct de survie.

La plupart des gens peuvent basculer d’état d’esprit lors d’un événement aussi horrible qu’une prise d’otages.

Tu seras donc d’accord avec moi pour concevoir que la plupart des gens peuvent aussi apporter d’incroyables changements positifs dans leur vie en modifiant simplement leur état d’esprit.

Et la bonne nouvelle, c’est que tu n’as pas besoin d’être pris en otage pour apporter des transformations extraordinaires dans ta vie.

N’attends pas que ta vie en dépende pour adopter le bon état esprit.

Tu peux faire d’énormes améliorations si tu es prêt à mettre en place les bonnes influences.

Et le plus génial, c’est que la science nous prouve que c’est possible.

Car on a longtemps cru que le cerveau commençait a perdre ses neurones au début de l’age adulte.

En fait, les neurones continuent à se former jusqu’à un âge très avancé.

Les chercheurs appellent ça la neurogenèse.

Par ailleurs, les neurosciences ont permis de découvrir que le cerveau est modelable, « plastique », qu’il continue d’évoluer et de s’adapter à tout âge.

Dans ce cas, les scientifiques ont appelé ça la neuroplasticité.

Plus on répète un comportement, plus les connexions des neurones dédiés à ce comportement se renforcent, et plus la tâche coule de source.

Tu as déjà connu ça quand tu as appris à marcher, à parler, à faire du vélo, à apprendre à conduire, à l’école, etc…

Le cerveau est comme un muscle qui se nourrit du changement.

L’entraînement va ainsi stimuler de nouveaux neurones à s’intégrer dans les circuits cérébraux pour établir de nouvelles connexions.

(par contre, il s’affaiblit si on ne l’utilise pas assez.)

Dans notre cas, il s’agit de s’entraîner à modifier son cerveau.

Utilise ton cerveau ou ton esprit pour évoluer vers la personne que tu as toujours voulu être.

Ou dit autrement, pour découvrir et prendre conscience de ta vraie nature.

Car tu n’as pas besoin de changer de personnalité.

Il te faut juste retrouver ton potentiel en influençant ton propre esprit.

Par contre ne tombe pas dans le piège qui consiste à se mettre la pression.

Pour échapper a ce piège, il y a un secret !

Imaginons que tu commences un entrainement.

Par exemple, pour changer un comportent, améliorer un de tes traits de caractère, moins stresser ou gérer tes émotions.

Tu vas te dire : « Je dois faire ça ! C’est indispensable. En faisant ça, tout ira mieux. »

C’est une grave erreur.

Car ton enthousiasme va se transformer en une véritable galère.

C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai commencé la méditation.

Je me mettais tellement la pression que mes séances étaient une souffrance.

Ça m’ennuyait de le faire et je repoussais souvent le moment de m’installer pour finir par sauter un jour, deux jours, une semaine…

Je galérais grave et je culpabilisais à mort.

L’erreur est de vouloir atteindre un objectif : ne plus stresser, être moins en colère, gérer ses émotions, méditer tous les jours, etc…

En pratiquant comme ça, l’entrainement devient une corvée que nous devons accomplir pour obtenir les avantages espérés.

C’est contre-productif.

On a un mal fou à traverser cette épreuve, difficile et ennuyeuse, pour atteindre notre objectif.

Pour passer au travers de cette zone, arrête de penser à une nouvelle habitude, à un changement, comme quelque chose que tu dois absolument faire.

Simplement, autorise toi à le faire.

C’est ce que font les personnes qui réussissent : ils s’autorisent tout ce qui leur passe par la tête !

En partant de ce principe extrêmement simple mais à ne jamais oublier, tu peux simplement te dire :

« Je m’autorise à faire ça. »

« Je me permets de le faire. »

« Je m’autorise à me tromper. »

« J’accepte de ne pas y arriver tout le temps… »

Tu as compris le principe.

Et l’entraînement devient quelque chose de formidable.

Imagine l’énorme plaisir que tu prends. Un vrai bonheur !

Tu sens ton esprit se réinventer.

Tu triomphes malgré la difficulté.

C’est un plaisir rare.

Une fois que tu passes de « je dois faire ça » à « je m’autorise à », tu te sens bien dans ton activité.

Le travail sur toi n’est pas une corvée, mais une réjouissance.

Ce n’est pas quelque chose avec laquelle tu luttes pour obtenir un avantage : c’est l’avantage lui-même.

S’autoriser à changer d’état d’esprit, c’est augmenter son potentiel vers son épanouissement.

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