Comment combattre et vaincre la fatigue mentale ?

Qu’est-ce qui pompe toute ton énergie dans ton dos sans que tu t’en aperçoives ?

Qu’est-ce qui te donne cette impression d’être harcelé constamment par les difficultés ?

C’est dur à entendre mais tu n’as peut-être pas les bonnes cartes en main pour y répondre.

Trop de stress. Trop de questionnements. Trop de pensées négatives…

Tu connais tout ça mais en as-tu vraiment conscience ?

Le pire, ce sont les pensées qui surgissent toutes seules à tout moment.

Et c’est normal ! C’est le mode de fonctionnement de notre cerveau.

En plus de ça, tout le monde a aussi tendance à tourner en boucle sur des pensées négatives.

Car nous avons environ 60 000 pensées par jour.

80% de ces pensées sont négatives et 95% de ses pensées sont les même qu’hier ou avant-hier, ou avant avant-hier…

Tu commences a comprendre pourquoi c’est si difficile de ne pas être fatigué avec tout ce bruit dans la tête.

Ça ressemble à un vieux disque rayé qui tourne en permanence.

C’est tout ce qu’il y a de plus épuisant.

Surtout quand tu laisses tes pensées t’écraser de leur poids.

Tu te retrouves avec tout le poids d’une montagne qui pèse sur tes épaules.

La fatigue mentale est un phénomène qui s’auto-alimente.

Les difficultés et les problèmes qui t’arrivent sont bien réels. Pas la peine de les nier.

C’est notre système de pensées qui aggrave la situation en ajoutant des idées fausses aux situations.

Tu sais, cette façon que tu as de te parler à toi-même et de juger les autres ou bien de t’apitoyer sur ton sort.

Du genre :

  • « J’aurais pas du dire ça ! »
  • « J’aurais du faire ceci. »
  • « Je suis nul(le) »
  • « J’en ai marre de tous ces gens. »
  • « J’en peux plus de faire ça/d’être comme ça. »
  • « La prochaine que je croise machin ou machine, il ou elle va m’entendre. »
  • « Ils sont tous contre moi »
  • « J’en peux plus de cette journée. »
  • etc…

Les ruminations mentales sont une des principales causes de la fatigue mentale.

Elles ont pour effet de créer une spirale négative qui te pompe toute ton énergie.

Du coup, tu te sens tout le temps en échec.

Avec cette impression de faire du sur place et d’être seul au monde.

Lorsque tu te sens fatigué, avec les paupières lourdes et que tu bailles régulièrement, même en pleine journée, c’est de la fatigue physique.

Dans ce cas, tu as besoin de sommeil, c’est certain.

Les signes de la fatigue mentale sont différents de la somnolence, plus subtils, plus délicats a cerner.

Ce n’est donc pas facile de s’en défaire.

Contrairement à la fatigue physique qui s’en va après une ou deux bonnes nuits de sommeil, la fatigue mentale persiste un peu plus chaque jour si tu n’en prends pas conscience.

Elle finira même par s’installer et venir bousiller tous les aspects de ta vie :

  • Ta vie professionnelle
  • Ta vie de couple
  • Ta vie familiale
  • Ta vie sociale

Plus tu essayes de l’ignorer, plus elle se fait sentir.

C’est un cercle vicieux !

Harcelé par ce mode de fonctionnement, tu n’en peux plus et c’est l’épuisement assuré.

Alors comment en finir avec ces boucles mentales ?

Ces humeurs toxiques, épuisantes qui t’emprisonnent ?

Tu dois commencer par prendre conscience de ce qui provoque cette épuisement mental.

Ça ne se fait pas du jour au lendemain mais avec un peu de pratique, tout le monde peut y arriver.

Quant tu te prends à te sous-estimer, à juger, à critiquer, à ressasser le passé, à angoisser pour ton avenir :

Respire tranquillement…

Et commence par prêter attention à tes émotions et aux différentes causes de ces émotions.

En plus d’être confronté à plein de problèmes bien réels, c’est dingue la capacité que possède notre esprit à imaginer et à nous faire ressentir le pire.

Si tu ressens de la solitude, de l’angoisse, du stress, de la frustration ou de la colère, observe simplement cette émotion douloureuse.

Observe aussi comment cette émotion se comporte dans ton corps.

Peut-être as-tu les poings serrés.

Ou la gorge nouée,

Les épaules tendues.

Tu peux surchauffé a l’intérieur ou bien rester de glace, froid comme un iceberg.

Ton souffle peut être court avec une respiration thoracique et même ressentir une gêne ou des douleurs ventrales.

Observe tes sensations avec un sentiment de curiosité.

Va à ta découverte…

Ensuite, prends note des pensées dans ta tête qui provoquent ces émotions.

Par exemple, tu pourrais rencontrer ce genre de pensées :

« Mon travail est si ennuyeux/difficile. »

« Ces personnes ne m’apprécient pas »

« Je suis complètement dépassé. »

« Il/elle ne devrait pas me traiter de cette façon. »

Ou quelque chose d’approchant.

Note juste toutes ces pensées.

Remarque que ce sont ces pensées qui provoquent ta souffrance.

Pas la situation actuelle puisque tu es en train de faire autre chose. (ou de lire cet article 😉 )

Ni un événement du passé.

Car l’action est complètement terminée.

Et avec laquelle tu te dois de prendre tes distances.

Ce sont bien tes pensées qui provoquent ton malaise.

Tu ne le croiras peut-être pas au début.

Mais essaye de vérifier par toi-même en continuant d’observer…

Continue ce petit exercice et pose-toi cette question : « A quoi ressemblerait cet instant si je n’avais pas toutes ces pensées ? »

Que serais-tu en train de vivre à  la place ?

La réponse est simple : tu vivrais juste une tranche de vie.

Tu ressens des sensations dans ton corps, des émotions dans ton esprit.

Mais en dehors de ça, tu vis aussi un simple moment dans le temps.

Ni bon ni mauvais.

Un simple moment de vie !

Et surtout, tu peux commencer à apprécier ce moment pour ce qu’il est, sans les pensées…

Peut-être même aimer le moment tel qu’il est.

Au lieu de ruminer tes pensées, imagine à la place ce que serait ta vie.

– Par exemple, tu dois te rendre à un entretien d’embauche.

Ne commence pas avec l’Idée que tu ne vas y arriver, que tu ne seras jamais pris(e).

A la place, dis-toi que vas redoubler d’effort pour te préparer à cette entrevue et que si ça ne marche pas, tes efforts te serviront pour un prochain entretien…

– Autre chose, ton esprit entame un monologue sur ce qu’il croit être la pire de tes décisions.

« Contre-attaque » et dis-toi à la place : « Ce qui est fait, est fait ! A moi d’en tirer les meilleurs enseignements pour l’avenir… »

Et ainsi de suite. C’est aussi simple que ça !

Mais je te le redis : il faut de la pratique pour y arriver de plus en plus souvent.

Tu n’y arriveras tout le temps, ni du premier coup.

Moi-même, d’autres méditants et pour ainsi dire tout le monde n’y arrivons pas toujours.

C’est normal et il n’y a rien de grave a ça.

Il faut juste persévérer.

Et peut-être que tu trouveras une joie incroyable dans l’expérience du moment.

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